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Succès français à l'international
Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? de Pierre Bayard

Le neuvième essai de Pierre Bayard, publié dans la collection « Paradoxe » aux Éditions de Minuit, a connu un succès aussi rapide que surprenant, dès sa sortie en janvier 2007. D’abord et avant tout réflexion critique sur les différentes formes que peut prendre la lecture, l’ouvrage est devenu un manuel atypique de déculpabilisation du lecteur. Sous un titre provocateur, c’est aussi un raisonnement habile porté par un esprit vif non dénué d’une certaine ironie qui a séduit bien au-delà de l’Hexagone, d’autant que Pierre Bayard a choisi, parmi les exemples littéraires à l’appui de son étude, beaucoup d’auteurs étrangers.
 
En France, il reçoit un accueil enthousiaste des libraires, de la presse puis du public. Tiré initialement à 3 000 exemplaires, l’ouvrage fut très vite réimprimé, les ventes atteignant les 35 000 exemplaires dès la fin du mois de mars et s’élevant aujourd’hui à près de 50 000 exemplaires.
La presse étrangère se fera elle aussi l’écho de ce succès, notamment Alan Ridding dans le New York Times et Adam Sage dans le Times, dont les articles paraîtront en février 2007, alors qu’aucun contrat n’est encore signé pour une traduction en anglais.
 
Les premières cessions à l’étranger sont conclues dès la fin du mois de janvier et seize contrats seront signés dans l’année 2007, entre autres avec l’Italie (Excelsior), l’Allemagne (Kunstmann), l’Espagne (Anagrama), les États-Unis (Bloomsbury), l’Angleterre (Granta). Dans la plupart des cas, il s’agit d’éditeurs n’ayant jamais publié Pierre Bayard, ses précédents ouvrages n’étant encore que très peu traduits à l’étranger à l’exception de Qui a tué Roger Ackroyd ? et Enquête sur Hamlet, mais avec qui nous travaillons pour d’autres auteurs. À l’heure actuelle, les droits de traduction ont été cédés dans 27 pays.
 
À plusieurs reprises, la publication de l’ouvrage à l’étranger a donné l’occasion à Pierre Bayard de se rendre dans les pays où il a été traduit. Sa venue a souvent accompagné le succès du livre et y a même certainement contribué. Ce fut notamment le cas lors de la sortie de How to talk about books you haven’t read ? chez Bloomsbury, aux États-Unis, à l’automne 2007. L’accueil médiatique (presse, radio, télé, Internet) a été exceptionnel pour un essai français, lui valant de faire partie des sept titres étrangers de la liste des 100 parutions de l’année établie par The New York Times.
Invité à New York, Pierre Bayard s’est admirablement prêté au jeu des dédicaces et des entretiens. Fabrice Gabriel, attaché littéraire du Bureau du livre français à New York, ira jusqu’à parler d’un « effet Bayard », comme en témoignera la participation de l’auteur à un débat, organisé à la New York Public Library, avec Umberto Eco, où l’on fut obligé de refuser du monde. Umberto Eco, qui avait déjà salué la traduction italienne de l’ouvrage dans un article paru dans L’Espresso en juillet 2007. How to talk about books you haven’t read ? s’est vendu a près de 20 000 exemplaires aux États-Unis et les ventes dans les autres pays, en Allemagne, en Corée entres autres, sont tout a fait remarquables pour ce type d’ouvrage.
 
L’engouement dont a fait l’objet Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? a ainsi permis, dans un premier temps, de faire connaître le travail de Pierre Bayard à l’étranger. Dans un second temps, il a surtout eu de nettes retombées sur l’ensemble de son œuvre. Des éditeurs comme Anagrama ou Kunstmann suivent maintenant avec beaucoup d’attention chaque nouvelle parution en France de l’auteur et ont publié certains de ses tout derniers livres. D’autres non seulement le suivent, mais se sont également intéressés à ses précédents ouvrages, tel Davinci en Corée, qui a acquis les droits de sept titres.
 
Le prochain ouvrage de Pierre Bayard – Comment parler des lieux où l’on n’a pas été ? – sortira en janvier 2012 aux Éditions de Minuit et plusieurs éditeurs ont déjà manifesté leur intérêt, dont Kunstmann en Allemagne. S’inscrivant dans le sillage de Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ?, on ne peut que lui souhaiter de connaître le même parcours à l’étranger.
 
 
Liste des cessions à l’étranger
 
  • Polirom (roumain)
  • Excelsior 1881 (italien)
  • Kunstmann (allemand)
  • Anagrama (espagnol)
  • Patakis (grec)
  • Lazi (hongrois)
  • Grup Editorial 62 (catalan)
  • Objetiva (portugais – Brésil)
  • De Geus (néerlandais)
  • Davinci (coréen)
  • Bloomsbury USA (anglais)
  • Aschehoug & Co (norvégien)
  • Panstwowy Instytut (polonais)
  • Granta (anglais – Royaume-Uni)
  • Bloomsbury (anglais – États-Unis)
  • Chikuma Shobo (japonais)
  • Art et Littérature du Hunan (chinois
  • caractères simplifiés)
  • Atena (finnois)
  • Nha Nam (vietnamien)
  • Sluzbeni Glasnik (serbe)
  • V.B.Z Editions (croate)
  • Can Yayinlari (turc)
  • Business Weekly Publications (chinois caractères complexes)
  • Ciela (bulgare)
  • Loomongu (estonien)
  • Host (tchèque)
  • Sodobnost (slovène)
  • Text Publishers (russe)
 -  janv. 2012
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